Marche blanche à la mémoire de Mireille KNOLL

Le président et plusieurs membres de l’AMEJD du 12e étaient présents à la marche blanche qui a eu lieu à Paris le mercredi 28 mars 2018, place de la Nation, à Paris.

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Cliquez ici →  pour lire le magnifique texte de Djess en hommage à Mireille Knoll

Loin des échauffourées locales dues à la présence — contestée par certaines organisations — de représentants de partis politiques, la foule présente était nombreuse et calme, conformément à l’appel apaisant du fils de Mireille Knoll : « La marche blanche en hommage à ma mère est ouverte à tout le monde, sans exception ».

Les deux meurtriers  ont été mis en examen pour « homicide volontaire à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion ». Pour retenir la circonstance aggravante d’antisémitisme, la justice s’est appuyée sur leurs déclarations aux policiers.

La sociologue Dominique Schnapper a répondu, jeudi 29 mars, aux questions des lecteurs du Monde.fr sur la banalisation de la haine des personnes de confession juive. (Source : le Monde.fr)

La vigilance est plus que jamais nécessaire mais ne suffit pas. L’antisémitisme rampant, hélas, reprend de la vigueur en France et en Europe.

Faut-il re-publier les trois pamphlets antisémites de Céline ?

La réponse de Raphael ENTHOVEN

Faut-il re-publier les trois pamphlets antisémites de Céline (Bagatelle pour un massacre, écrit en 1937), puis L’École des cadavres (1938) et Les Beaux draps (1941) ?
D’un coté, ceux qui plaident pour l’accès à toute l’œuvre de Céline (et à ce qu’elle contient de plus infâme) et, de l’autre, ceux qui, comme Serge Klarsfeld, dénoncent « la diffusion de tels textes… alors que les attentats et les actes anti-juifs se sont multipliés et que des enfants juifs sont assassinés de sang-froid… »
Or – malgré l’admiration qu’on doit avoir pour le travail essentiel de Serge Klarsfeld (et la traque des anciens nazis qu’il a conduite avec son épouse, dans le monde entier) – l’argument du contexte ne tient pas. Il y aura toujours assez d’actes antisémites en France (et dans le monde) pour que leur évocation suffise à dénoncer cette publication. Si ce n’est pas maintenant « le moment » de les publier, c’est qu’à ce compte-là ce ne sera jamais le cas.
En n’interdisant pas cette publication, ajoute M. Klarsfeld, « on accepte dans son principe la diffusion de textes d’un homme qui prône la mise à mort des juifs sans exception, mise à mort qui a été suivie d’effet, avec la complicité de l’Etat Français de l’époque… »
Sur le texte, c’est vrai (« Nous nous débarrasserons des juifs, ou bien nous crèverons des juifs » écrit Céline, entre autres horreurs). Mais il est faux de dire, ou de laisser entendre, que ces textes ont préparé la solution finale. La thèse célinienne d’une race aryenne mise en danger par la race judéo-latine n’a eu aucune influence sur le nazisme. Tenir ces pamphlets pour programmatiques ou prescripteurs, c’est prêter à Céline l’influence qu’il n’a jamais eue et qu’il ne peut pas avoir sur son lecteur… Car ces textes sont délirants ! «Racisme d’abord ! Racisme avant tout ! Désinfection ! Nettoyage ! Une seule race en France : l’Aryenne… Notre République n’est plus qu’une entreprise d’avilissement, de négrification des Français sous le commandement juif… »
Croire (comme Alexis Corbière qui est est vent debout contre cette publication) que de telles lectures puissent convaincre un homme (de bonne foi) de basculer dans la haine du juif, c’est nier le rôle de la misère sociale dans l’avènement du nazisme et attribuer à ces textes un pouvoir que l’outrance leur retire définitivement. Bref, c’est prendre les gens pour des cons : il y a plus de chance d’être convaincu par les raisonnements de Rantanplan ds Lucky Luke, que par la logorrhée célinienne sur les juifs.

Intervention sur Europe1

Inauguration du Parvis Rothschild – 30.11.2017

Le 30 novembre 2017, à l’hôpital Rothschild dans le 12e arrondissement de Paris, une plaque aux noms de Claire Heyman et Maria Errazuriz, assistantes sociales dans le service de pédiatrie durant l’occupation, en présence de Colette Brull-Ulmann, alors jeune interne, qui a œuvré dans le réseau de résistance que celles-ci avaient organisé, avec de nombreux personnels de l’hôpital,  pour sauver les enfants de la déportation  au péril de leur vie.

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Un hommage leur a été rendu en présence d’une assemblée nombreuse et profondément émue. M. Martin Hirsch, directeur général de l’APHP, madame Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, et M. Roland LEY, président de l’AMEJD.12 ont pris la parole.

Cliquez ici pour télécharger le discours de Catherine Baratti-Elbaz,
Maire du 12e arrondissement.

Cliquez ici pour télécharger le discours du président de l’AMEJD.12,
suivi des lettres adressées à Claire Heyman, Maria Errazuriz et Colette Brull-Ulmann par Betty Frydman épouse GUENIK et Paul et Hedy DELCAMPE, témoins de leur action héroïque.

Betty et Maurice GUENIK :
dont le témoignage a été lu ce jour-là
(Voir discours du Président de l’AMEJD12)

 A gauche, Betty GUENIK, en compagnie de l’ambassadrice du Chili en France.