▷ Traces de la mémoire du 12e

Vous trouverez ici quelques photos de plaques commémoratives du 12e arrondissement. N’hésitez pas à nous envoyer ( amejd12@gmail.com ) celles qui se trouvent dans votre quartier, nous les ajouterons.

Plaque ecole & Amejd

 Ces plaques ont été l’objet du travail des AMEJD durant plusieurs années. Elles ont été posées sur les murs extérieurs des établissements scolaires fréquentés par des enfants victimes de la Shoah.

Stèle des tout petits-12e - plaquette AMEJD.jpeg

 Sur la stèle des tout petits ont été portés les noms d’enfants qui n’étaient pas encore en âge d’être scolarisés. Celle du 12e arrondissement se trouve devant l’entrée de la Mairie, dans le square Eugène Thomas.

 La plaque, derrière la Mairie, rue Bignon, rappelant le lieu où se trouvait le commissariat du 12e en 1942. C’est ici que les Juifs de l’arrondissement ont été rassemblés avant leur déportation. (Cliquez sur une photo pour l’agrandir)

Plaque Claude Decaen.01

 La plaque commémorative  au n° 72 rue Claude Decan

C’est dans cet immeuble qu’habitaient la plupart des enfants juifs déportés qui fréquentaient l’école Brèche aux Loups.

Cérémonie_Rothschild_2017.M

 Le parvis Claire Heyman et Maria Errazuriz se trouve à l’entrée de l’Hôpital ROTHSCHILD, au carrefour des rues de Picpus et Santerre.

Cliquez ici pour découvrir l’histoire de ces deux résistantes assistantes sociales.

 44 boulevard de Picpus

Place Moussa et Odette ABADI

Au croisement de la rue de Charenton et de l’avenue Daumesnil.

Le Réseau Marcel fut créé début 1943 par Moussa Abadi et Odette Abadi née Rosenstock.
Moussa Abadi, né en 1910 en Syrie, étudiait les fabliaux du Moyen Âge à la Sorbonne et participait à deux troupes théâtrales, les Théophiliens et les Quatre Saisons. 1940 : la guerre, la défaite, Pétain et les lois antijuives du gouvernement de Vichy chassèrent Moussa Abadi de la Sorbonne.
Odette Rosenstock, née en  août 1914 à Paris, fit ses études de médecine et obtint son doctorat en 1939. La même année, elle rencontra Moussa Abadi, son futur mari. Les lois antijuives du gouvernement de Vichy lui interdirent de pratiquer la médecine.
Tous deux rejoignirent la Résistance à Nice. Ils y trouvèrent la cause pour laquelle ils allaient risquer leur vie : le sauvetage des enfants juifs. Des Juifs de toute l’Europe, réfugiés à Nice, vivaient sous l’occupation italienne depuis novembre 1942. Les Italiens les protégeaient et interdisaient les déportations. Mais en septembre 1943, après l’armistice entre l’Italie et les Alliés, les Allemands envahirent les Alpes-Maritimes et les réfugiés juifs furent pris au piège.
Moussa Abadi demanda à rencontrer Mgr Rémond, évêque de Nice (reconnu en 1991 Juste parmi les nations), et le convainquit de l’aider à sauver les enfants juifs. Mgr Rémond ouvrit les pensionnats catholiques du diocèse et nomma Moussa Abadi inspecteur de l’enseignement catholique du diocèse de Nice et mit à sa disposition un bureau à l’évêché.
Dans ce bureau, Moussa Abadi, sous le nom de Monsieur Marcel, devint un spécialiste des « fausses vraies cartes d’identité » et des « fausses vraies cartes d’alimentation » : il en fabriqua plus de mille, avec des cartes vierges qui lui étaient fournies par M. Brès, responsable à Nice du ravitaillement général des Alpes-Maritimes.
Au couvent des Clarisses, Moussa Abadi se chargea de la « dépersonnalisation » des enfants, en leur expliquant pourquoi ils devaient endosser une nouvelle identité ; ce fut sûrement la tâche la plus difficile qu’il ait eue à accomplir.
Plusieurs collaborateurs de Mgr Rémond vinrent en aide au Réseau Marcel, notamment Melle Lagache, secrétaire de l’évêque, et le chanoine Rostan.
Le Dr Odette Rosenstock, devenue Sylvie Delattre, contactait les pasteurs et les maires des petits villages pour trouver des caches pour les enfants.
Moussa Abadi se mit en rapport avec :
– Maurice Brener, du Joint, qui finança le Réseau Marcel ;
– les Quakers ;
– la Sixième, branche clandestine des Éclaireurs israélites de France, qui l’aida dans le déplacement des enfants ;
– Huguette Wahl, assistante sociale de l’OSE (Oeuvre de secours aux enfants), qui aida le Réseau Marcel de septembre 1943 à novembre 1943, date à laquelle elle fut arrêtée et déportée. Hélas, elle n’est pas revenue.
Le Dr Rosenstock alias Sylvie Delattre visita régulièrement tous les enfants cachés : elle les soutint avec force et affection. Elle fut arrêtée le 25 avril 1944, et déportée de Drancy le 20 mai 1944 par le convoi 74. Elle est heureusement revenue de déportation.
Le Réseau Marcel créé par Moussa et Odette Abadi sauva la vie de 527 enfants.

— Source : ajpn.org