2. Témoignages des survivants de la Shoah

De la rafle du Vel’ d’Hiv’ jusqu’à la libération du camp de Mauthausen, Esther SENOT raconte toutes les étapes de la déportation et de l’entreprise criminelle nazie..
(Témoignage écrit – texte en pdf)

  • Documents du Mémorial de la Shoah consultables sur Youtube

  • Témoignages du Mémorial de la Shoah sur YouTube

  • Le témoignage de Jules FAINZANG

    jules-fainzang-2Destiné à un public de collège, le témoignage de Jules FAINZANG, né à Varsovie en 1922, évoque la montée de l’antisémitisme polonais, et la fuite des Juifs vers la Belgique. Lorsque la Belgique est envahie par les nazis, c’est l’exode vers la France, à Moissac. «Les paysans ne savaient pas ce que c’était qu’un Juif, ils ne pouvaient pas être antisémites !». Puis, le témoin évoque les lois raciales (statut des Juifs) de Vichy, la première déportation vers les camps de France, Septfonds, puis Drancy, et enfin l’horreur du voyage vers la Pologne, et l’enfer d’Auschwitz.

  • Le témoignage de Milo Adoner (1995 ajouté sur youtube en 2015)

    milo-adonerHabitant du 12e arrondissement. Déporté à 17 ans, Milo Adoner avait déjà subi quatre camps (et le typhus) lorsqu’il est arrivé à Auschwitz. Témoignage recueilli en avril 1995 par la « Survivors of the Shoah Visual History Foundation ».

    Surnommé « Milo », Samuel Adoner est né le 5 mai 1925 à Paris, de parents juifs originaires de Varsovie – des artisans maroquiniers très croyants. Il grandit sur l’île Saint-Louis, dans un immeuble occupé par des familles originaires d’Europe centrale, qu’il qualifie de « kibboutz ». Il y est raflé avec les siens, hormis sa sœur aînée, le 23 septembre 1942, et conduit à Drancy. Il est successivement déporté dans les camps de Cosel (Pologne), où il est séparé de ses parents, Niederkirch puis Blechammer (en Allemagne), Auschwitz/Birkenau (Pologne) et Buchenwald (Allemagne). A Buchenwald, il note que les prisonniers étaient traités « comme des hommes », contrairement à Birkenau et Blechammer. Il évoque la difficulté pour les déportés juifs de faire entendre aux déportés politiques leur différence. Après avoir sauté d’un camion allemand, il est recueilli par des prisonniers français et rapatrié avec eux, le 30 avril 1945. A Paris, il retrouve sa sœur, ainsi que l’appartement familial … occupé par un ingénieur. Six membres de sa famille ont péri dans les camps. Marié à une fille de déporté, il travaille sur les marchés, consacrant beaucoup de son temps à la mémoire de la Shoah. Il évoque, avec une grande émotion, Joseph Migneret, directeur de l’école des Hospitalières Saint Gervais (Paris 4e).

  • Le témoignage d’Henri Borlant

    henri-borlantHenri Borlant est né le 5 juin 1927 à Paris. Ses parents venus de Russie ont été naturalisés français avant sa naissance. Henri Borlant fut arrêté le 15 juillet 1942 au cours de la rafle du Vél’ d’Hiv et déporté avec son père, son frère et sa sœur le 20 juillet 1942 pour Auschwitz. Son convoi est le seul à être parti d’une grande ville française (Angers) sans transiter par Drancy. À Auschwitz , il est affecté au block 7 et travaille dans le bâtiment. Son père et son frère meurent à Auschwitz. Le 28 octobre 1944, il est évacué. Après une semaine dans le camp de Sachsenhausen puis trois semaines à Orianenburg, il est conduit à Ohrdruf, camp dépendant de Buchenwald. Il s’évade avant l’évacuation du camp dans la nuit du 3 au 4 avril. Avec deux prisonniers de guerre, il est caché dans un grenier jusqu’à l’arrivée des Américains. Il les amène voir le Kommando d’Ohrdruf. À son retour, Henri Borlant est atteint de la tuberculose. Il passe néanmoins le bac et entreprend des études de médecine. Dans les années 1980, il commence à témoigner et à recueillir des témoignages dans l’association Témoignage pour mémoire.

  • Si je reviens un jour…

Lettres retrouvées Louise PikovskyEn 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean-de-La-Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été trouvées dans une vieille armoire. Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky. Plusieurs mois durant, cette jeune lycéenne a correspondu avec sa professeure de lettres. Son dernier courrier date du 22 janvier 1944, jour où elle est arrêtée avec sa famille. Internés à Drancy, le père, la mère et les quatre enfants ont été déportés à Auschwitz. Ils n’en reviendront pas.

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••• Le site « Mémoires des déportations » est accessible :

Auschwitz-Birkenau-Monowitz, Majdanek, Belzec, Chelmno, Sobibor, Treblinka, Bergen-Belsen, Buchenwald-Dora, Dachau, Flossenbürg, Gross-Rosen, Mauthausen, Natzweiler-Struthof, Neuengamme, Ravensbrück, Sachsenhausen, Stutthof
Dans une perspective éducative, Mémoires des Déportations  met en valeur un patrimoine mémoriel,  émanant de victimes du nazisme,  rescapés et survivants des deux déportations,  résistante-politique et juive.

Les témoignages, géolocalisés à l’échelle de l’Europe, offrent un éclairage sensible sur l’histoire des lieux d’internement, des camps de concentration et centres d’assassinat des Juifs d’Europe.
Les témoignages sont accompagnés de documents, informations historiques et outils didactiques.

⬇︎ Cliquez sur l’image pour accéder au site ⬇︎

Site Memoire des deportations

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