Le meurtre de Sarah HALIMI

Le meurtre de Sarah HALIMI est-il un acte antisémite ou l’œuvre d’un déséquilibré ? Un article énonce les éléments un à un sur France-Info.

La justice rendra son verdict à l’issue d’une longue enquête. Il n’en reste pas moins qu’un « déséquilibré » qui assassine cruellement une femme de 65 ans, seule chez elle, en la traitant de « sale juive » est un homme qui a été pour le moins « atteint » par une propagande antisémite.

Meurtre de Sarah HALIMI

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Simone VEIL : la détermination et le courage

Simone Veil est décédée ce jour, le 30 juin 2017.

Simone Veil
Cette grande dame qui fut si dramatiquement frappée, ainsi que sa famille, par la barbarie nazie, a mis sa vie personnelle, professionnelle et politique au service des hommes, des femmes, au respect et à la bienveillance envers l’Autre. Elle eut une action déterminante dans la construction de l’Europe, à propos de laquelle elle disait : « Avoir fait l’Europe, c’est ce qui m’a réconciliée avec le XXe siècle ».

En hommage à celle qui mena la lutte pour le droit à l’avortement et qui fut présidente du Parlement Européen après avoir œuvré pour le rapprochement de l’Allemagne et de la France, il est plus qu’opportun de relire le discours – biographique – de réception à l’Académie Française que lui a dédié Jean d’Ormesson :

« Je voudrais essayer de montrer pourquoi et comment vous incarnez avec plus d’éclat que personne les temps où nous avons vécu, où le Mal s’est déchaîné comme peut-être jamais tout au long de l’histoire et où quelques-uns, comme vous, ont lutté contre lui avec détermination et courage et illustré les principes, qui ne nous sont pas tout à fait étrangers, de liberté, d’égalité et de fraternité.»

Cliquez ici pour télécharger PM
Simone WEIL-Le discours de Jean d’Ormesson

Un document à l’usage des adultes, mais également adapté aux élèves à partir de la 3e

Transmettre l’histoire de la Shoah

Transmettre la mémoire de la Shoah est un débat (22 mn) qui réunit :
— La Chaine Parlementaire – Un monde en docs – 17-06-2017

  • Annette WIEVIORKA : Historienne, spécialiste de la mémoire de la Shoah,
  • Dominique VIDAL : Journaliste et historien,
  • Alain CHOURAQUI : Directeur de recherche émérite au CNRS.

Le Débat est mené par Nora HAMADI.

↓ Cliquez sur l’image pour accéder au site ↓

Débat LCP Enseigner la Shoah

Pour les trois intervenants, il s’agit de montrer, à la fois, l’unicité de la Shoah et en même temps sa portée universelle. Car les génocides ont toujours pour origine un extrémisme identitaire.

Il ne s’agit donc pas de se placer dans le registre moral mais d’enseigner l’histoire.

C’est la connaissance de l’histoire qui montre que chacun peut s’engager.

Un jardin à la mémoire des enfants sur l’emplacement du Vel d’Hiv’

Le 16 juillet prochain marquera le 75ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv au cours de laquelle 4115 enfants ont été arrêtés uniquement parce qu’ils étaient juifs et 3900 d’entre eux enfermés dans l’enceinte du Vélodrome d’Hiver rue Nélaton à Paris dans le 15ème arrondissement puis déportés sans interruption d’internement.

☛ voir l’article
Jardin mémoire Vel d'Hiv

Commémoration annuelle à l’école des Hospitalières Saint Gervais

En juillet 1942, la Rafle du Vel d’Hiv toucha extrêmement durement les enfants et les enseignants de cette école. À la rentrée scolaire du 1er octobre 1942, il n’y avait que 4 élèves présents. La plupart des enfants et leurs parents furent déportés à Auschwitz.

165 élèves de l’école y trouvèrent la mort.

La plaque commémorative

A cette époque, le directeur de l’école, Joseph Migneret (1888-1949), s’est engagé activement dans la Résistance, fabriquant des faux papiers, cachant des enfants chez lui. Il est mort peu après la fin de la guerre, « de tristesse au constat de ce qui a été fait à ses élèves ». Il a été admis au nombre des Justes parmi les nations par Yad Vashem. Son nom est inscrit parmi les 2 693 « Justes de France » du Monument de l’Allée des Justes. Une plaque rappelle son action : « À Joseph Migneret, instituteur et directeur de cette école de 1920 à 1944 qui, par son courage et au péril de sa vie, sauva des dizaines d’enfants juifs de la déportation. Ses anciens élèves reconnaissants. »

Dilome d'honneur J. Migneret

La cérémonie qui se déroule chaque année le 3e mardi de mai était présidée, une fois encore, par M. Milo Adoner dont le frère et la sœur, Salomon et Rebecca, élèves de cette école,  furent victimes des camps de la mort.

Milo ADONER

Les élèves de l’école, parfaitement préparés par le directeur – M. Thierry Hattu – les professeurs et les PVP en Education Musicale ont interprété deux chants et énuméré les noms des disparus.

La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux élus dont la plupart ont pris la parole pour s’adresser au public, et plus particulièrement aux enfants, attentifs et émus, comme toutes les personnes présentes.

 

« Décapé par
la brise irradiante de ton langage
Tout au fond
de la crevasse des temps,
près de la glace alvéolaire
attend, cristal de souffle,
ton irrévocable témoignage.»

Paul CELAN

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Cérémonie à la mémoire de la famille BEIGHEL, à Paris, le 18 mai 2017

Le 18 mai au matin, une cérémonie à la mémoire de Moïse, Perla BEIGHEL et leur fils Jacques s’est tenue devant l’immeuble du 15 rue de Belleville dans le 19e arrondissement.

Commémoration_BEIGHEL_2017

A l’issue de cette cérémonie, présidée par M. François DAGNAUD, Maire du 19e arrondissement, en présence M. Roger MADEC, sénateur de Paris, une plaque a été dévoilée.

L’AMEJD du 12e était représentée par Louis LEVIOUX et Roland LEY.

Cette cérémonie a eu lieu grâce à l’obstination et aux 6 années de travail et de recherche de sa famille, et plus particulièrement de Frédéric Beigheldrut  qui a dévoilé la plaque avec monsieur le Maire. Questionné à ce sujet, il nous a répondu : «Je suis un marathonien ; peu importe le temps de la course, ce qui compte c’est de prendre le départ et d’être à l’arrivée». Une devise magnifique et précieuse pour tout militant de la mémoire.

« Qui répondrait en ce monde à l’horrible obstination du crime,
si ce n’est l’obstination du témoignage ? »
Albert CAMUS – Les Justes, 1949